Hi-Gé

Programmes, liens, prolongements de formations, propositions de didactisations, compte-rendus, fiches, synthèses, débats permettant de faire le lien entre histoire et géographie universitaires et enseignées. Blog de mutualisation d'un historien-géographe, enseignant-formateur de professeurs des écoles, destiné aux étudiants, aux enseignants stagiaires et titulaires en formation.

Deux citations en exergue rappelant l'importance de nos disciplines en société : "Homère est nouveau ce matin, et rien n'est peut-être aussi vieux que le journal d'aujourd'hui" (Charles PEGUY) ; "Si tu veux de la vérité, apprends la géographie : c'est elle qui dicte les commencements" (Erik ORSENNA, Mali, ô Mali, Paris, Stock, 2014).

mercredi 27 février 2019

UE 840 (Questions sociologiques) : Niveaux d'études et salaires

Le CEREQ (Centre d'études et de recherches sur les qualifications) publie chaque mois un dossier de 4 pages sur un sujet précis en lien avec l'éducation, la formation et l'emploi.

Le n°372 du mois de février 2019 a pour titre "Que gagne-t-on à se former ?". Retraçant l'évolution du marché du travail ces 20 dernières années, Arnaud Dupray et Christophe Barret, les deux auteurs du dossier, évoquent la question salariale des jeunes non-diplômés ou diplômés, pour tenter de déconstruire une idée reçue selon laquelle faire des études "ne paie plus".

Ils en tirent les conclusions suivantes : 
- On gagne toujours à se former : la hiérachie des salaires est toujours liée aujourd'hui à celle des diplômes ;
- Le contexte de crise économique depuis 2008-2009 a conduit à un resserrement des salaires, mais les études supérieures restent rentables (elles le sont simplement un peu moins qu'avant);
- La valorisation du diplôme est plus large que la question du salaire de première embauche : le diplôme permet l'accès à l'emploi et protège du chômage, dans un contexte de raréfaction de l'emploi et notamment à bas salaires.

La référence et le lien :
Dupray, A. & Barret, C. (2019). Que gagne-t-on à se former ? Zoom sur 20 ans d’évolution des salaires en début de vie active. Céreq Bref, 372. Consulté sur : http://www.cereq.fr/publications/Cereq-Bref/Que-gagne-t-on-a-se-former-Zoom-sur-20-ans-d-evolution-des-salaires-en-debut-de-vie-active

dimanche 10 février 2019

Dossier d'option à l'oral du CRPE : conseils et grille d'auto-évaluation

L'oral d'option (arts visuels, histoire des arts, éducation musicale, EMC, histoire, géographie, sciences et technologie) existe depuis la session 2014. Chaque académie produit, année après année, un rapport du jury qui donne des conseils aux candidats souhaitant préparer leur prochain passage à l'oral.

Voici le résumé des critiques les plus souvent formulées dans les rapports de jury, et donc les recommandations à suivre, sous la forme d'une grille d'évaluation. Cocher tous les "OUI" permet de réunir des garanties importantes quant à la qualité du dossier envoyé.


Critère
Oui
Non
1
J’ai choisi le cycle dans lequel je place ma séquence, en ayant connaissance des spécificités de ce cycle et des enjeux stratégiques de le choisir pour l’oral :


2
J’ai choisi une thématique, et je cite le BO au mot près pour l’évoquer dans mon dossier :


3
J’ai choisi une compétence que la séance développée va bâtir plus spécifiquement (et des compétences secondaires), et je cite le BO au mot près pour l’évoquer dans mon dossier :


4
En plus des programmes, je suis allé voir EDUSCOL et ma proposition suit TOUTES les recommandations des documents d’accompagnement :


5
J’ai développé dans ma partie scientifique ce qui me servira pour la transposition didactique (et non de longs développements qui ne me serviront finalement pas) :


6
J’ai indiqué, en fin de dossier, la bibliographie qui m’a aidé à faire ma partie scientifique et la transposition didactique (veiller à ce que ce soit conforme aux attentes dans chaque académie de passage de l’oral d’option, voir surtout si la bibliographie est à comptabiliser dans les 10 pages ou en plus du dossier de 10 pages comme une annexe) :


7
Les documents que je propose sont adaptés au niveau de mes élèves (ni trop simplistes ni trop compliqués/ni violents/offensants). Quand plusieurs documents sont donnés, il ne faut pas qu'ils comportent des informations contradictoires (sauf si le but est de créer un conflit cognitif) ;


8
Les documents que j’utilise ont une origine claire et qu’on peut référencer, et j’ai inséré, en miniature, les documents, fiches de travaux dirigés et autres supports :


9
Mes séances reposent sur des modalités de travail des élèves différentes et variées :


10
Mes séances ont toutes une durée adaptée au niveau de mes élèves :


11
Je propose au moins une piste de différenciation dans le déroulement d’une de mes séances, que je développe en détail (une séance de la séquence doit être développée ; les autres présentées plus succinctement dans la limite des 10 pages) :


12
J’ai pensé à proposer une évaluation, elle est en lien avec le sujet, et permet d’évaluer le degré de maîtrise de la/les compétence.s bâties :


13
J’ai rédigé ma partie scientifique et ma partie didactique sans faute de français (et sans erreur de ponctuation) :


14
Mon dossier « tient » en 10 pages :


samedi 26 janvier 2019

Carte mentale, schéma heuristique ou carte conceptuelle ?


Des mots, des flèches ou des liens entre eux sur un tableau ou un paperboard : rien de plus facile qu’une « carte mentale » pour comprendre un concept dans toutes ses dimensions et garder une trace écrite d’un échange à l’oral. Les enseignants et les formateurs recourent souvent à ces « cartes mentales », « schémas heuristiques » ou « carte conceptuelle ». Souvent confondus, il existe cependant quelques différences entre ces deux outils, mises en lumière par une page du siteinternet de l’Ecole de biblithéconomie et des sciences de l’information de l’Universitéde Montréal et Pétillant, le site expert de la carte heuristique expliquant ce qu’est le concept mapping.

L’exercice de mind map a été conceptualisé dans les années 1970 aux Etats-Unis sous l’impulsion du psychologue Tony Buzan, qui y voyait une excellente opportunité de faire travailler les deux hémisphères du cerveau : logique et imagination. Le résultat de cet exercice (un schéma avec des mots reliés entre eux) peut être traduit en français par « schéma heuristique », « carte mentale » ou « carte cognitive ». L’intérêt de l’exercice est de mettre en lien tout ce qu’on sait sur un sujet, de l’organiser pour pouvoir le visualiser et en avoir une vision d’ensemble. Mais cet outil ne doit pas être confondu avec la réalisation d’une « carte conceptuelle ». Voici un tableau qui permet d’expliciter les principales différences entre ces deux outils :


En classe, le recours à une carte mentale ou une carte conceptuelle peut être très fécond, à condition de respecter certaines conditions, comme nous l'expliquions dans un billet précédent à retrouver ici.

Il va de soi que ce tableau opposant carte mentale et carte conceptuelle grossit de manière simplifiée et probablement caricaturale les différences entre les deux outils, et qu’il faut rappeler que des passerelles entre les deux exercices peuvent exister. A commencer par le fait qu’une carte mentale « de travail », personnelle, éphémère, évolutive, puisse se transformer en carte conceptuelle, durable et digne de constituer une trace écrite commune.